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6 Heures de Dakar : Tour de piste avec Dialo Kane Zator 6 Heures de Dakar : Tour de piste avec Dialo Kane Zator
08/05/15
L’édition 2015 des 6 Heures de Dakar aura lieu ce week-end sur le circuit international Dakar Baobab de Sindia, homologué par la Fédération internationale (Fia). Occasion de faire un tour de piste avec le président de la Fédération sénégalaise de sport automobile et motocycliste ((Fsam), Dialo Kane Zator, à quelques heures du départ de la présente édition. 


Entre les difficultés liées à l’absence du plus grand partenaire, la firme, les incertitudes sur la participation d’étrangers, entre autres,  le «pilote» assure et rassure sur les virages. Tout en espérant un retour, une fois tous les deux ou trois ans, des 6 Heures de Dakar dans la capitale, le patron de la Fsam annonce la présence d’un équipage sénégalais avec une voiture révolutionnaire. Et l’ancien douanier à la retraite d’espérer une implication de l’Etat dans la course automobile qui, à l’en croire, peut beaucoup apporter au pays.

Les 6 heures de Dakar, c’est ce week-end. Où est-ce que vous en êtes par rapport à cette édition ?

Oui c’est les 9 et 10 mai. Nous avons eu un problème de taille. La firme qui était notre plus grand partenaire a connu un changement au niveau du management de l’Afrique. Et celui qui est arrivé a dit : «Je ne peux pas mettre en œuvre des choses que je n’ai pas initiées moi-même.» Il a donc choisi de geler tous les dossiers qu’il n’avait pas initiés y compris les dossiers de sponsorisation. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés  avec un  manque à gagner imprévu parce que nous ne savions qu’il allait y avoir ce changement. Nous allons recourir à la même médecine que pour l’année dernière. Nous allons faire les 6h, mais sur la forme d’un grand  critérium,  avec 3 manches de 2h. Une manche le samedi et 2 le dimanche avec entre les deux une pause. La nouveauté par rapport à l’année dernière, c’est que comme nous avions été surpris et que le critérium traditionnel était prévu, on l’avait maintenu. Mais cette année, il n’y a pas ce critérium. On fait focus sur les 6h. Le quantum horaire est respecté parce qu’on a 2 plus 2 plus 2. Ça fait 6h. 

Cela n’enlève-t-il pas un peu le goût des 6 heures qu’on avait d’habitude d’avoir ? 

Pas forcément. Parce que chaque course est un genre à part. Une vieille grosse voiture, c’est bien, c’est passionnant. Mais quand on les voit tourner pendant 30 minutes, après c’est comme tout autre voiture. Il y a des fois des différences de puissances telles qu’il n’y a pas de vraies grosses bagarres. Il y a peut être deux personnes qui se battent ou bien de petits pelotons qui se forment sur le circuit. On assiste à des batailles, mai ce ne sont pas batailles massives, serrées. Par contre, quand on a des cylindrés moyennes, alors là il y a des batailles épiques extraordinaires à vous couper le souffle, pendant des heures et des heures. Chaque course à son piquant, son genre. 

A combien sont estimés les manquements de la fédération ?

Non on ne peut pas raisonner comme cela. Et faire des estimations. Aujourd’hui, quand on parle de budget,  les  gens pensent que l’argent est  là. Alors que le budget, ce sont  des prévisions. Nous prévoyons de dépenser ici et  là.  Nous ne savons même pas au bout du compte à combien cela va nous revenir. Il y a en outre des choses qui se réalisent d’elles-mêmes, des choses qui s’ajoutent, des choses qui se retranchent. Au bout du compte, on peut avoir  une petite différence avec ce qui a été prévu.  A ce  niveau, il y a un problème. Aujourd’hui, on ne sait pas vers quoi on va. On va se débrouiller comme on l’a toujours fait. Vous savez bien ce que c’est. Vous êtes avec nous depuis de nombreuses années déjà. Il est arrivé que nous sortions des 6h et que nous mettions la main à la poche. Si ça devait se faire à nouveau, on le fera. 

Le fait que cette firme ne soit pas là. Est-ce que c’est un blocus ? 

Non, non ce n’est pas un blocus. Cette firme apportait de l’argent, mais comme je dis, on va essayer de réduire les frais, sauf ceux qui sont incompressibles. A partir de là on verra à la fin le gap, et on le  comblera parce  que  nous avons des  règles d’éthique au niveau de la fédération. Nous nous débrouillons pour ne rien devoir à personne à la fin de chaque course. Quitte à mettre la main à la poche, nous nous débrouillons pour ne rien devoir à personne, ni à un prestataire…

Cette année on ne devrait pas s’attendre à des innovations alors ? 

Si, au niveau des temps. Comme il y a des voitures rapides qui courent avec d’autres moins rapides, il faut que nous mettions des minima de qualification qui permettent d’élaguer et de faire en sorte qu’il n’y ait pas de chicanes mobiles qui peuvent provoquer des accidents. Si quelqu’un est en panne et qu’il roule à allure réduite sur le circuit, nous avons prévu des temps que la personne doit dépasser si elle veut être maintenue sur le circuit. Sinon, on lui agite le drapeau qui la fait sortir. Et en ce moment, elle se retrouve dans les stands.

Est-ce que les difficultés que vous rencontrez impactent la présence de certains pilotes ?    

Non ce ne sont pas nos difficultés qui impactent la présence de certains pilotes. Ce sont leurs difficultés à eux. Nous avons des sponsors en tant qu’organisateur. Ils ont des sponsors en tant que participants. La crise financière n’en finit pas de traîner, même jusqu’en Europe. Nous avions des équipages européens qui venaient. Nous en avons quelques-uns qui veulent venir mais qui nous disent : «On ne peut même pas dire si on vient ou pas.» Pour certains, les voitures sont déjà disponibles, il leur suffit tout simplement de prendre l’avion, prévoir les dépenses d’échanges de pneus,  etc. Mais  ils  ne  peuvent  rien  dire,  parce  que  leurs sponsors là-bas, ne sont pas dans les dispositions de  mettre en place le budget qu’il leur faut. Ils ne savent pas alors. C’est pareil ici,  nos pilotes courent de porte en porte après les sponsors, parce que c’est de gros frais quand même, que de faire une course de 6h. Il faut préparer la voiture, même pendant la course, il y a des dépenses à faire. Constituer des pièces de  remplacement. Certaines pièces s’usant  rapidement en cours de course,  etc. Il  y  a  ces niveaux de difficultés. Nous en  avons en tant qu’organisateur, les pilotes concurrents en ont aussi en tant que participants. Ce qui nous est arrivé est également arrivé aux pilotes, aussi bien nationaux qu’internationaux. 

Quel est aujourd’hui le nombre de participants ? 

La liste n’est pas encore fermée, mais on s’attend à voir un plateau de 17 et 20 voitures. Ce sont les prévisions. Nous ne le sauront réellement que le vendredi (demain), à l’issue de la visite technique. 

Avec combien de Sénégalais ?

Je ne peux pas vous donner le chiffre comme ça avec tous les équipages sénégalais qui sont là. Ils vont constituer le plus gros du plateau. Il y a  même un équipage sénégalais qui est là, mais je garde cela pour le fun. Vous  allez le découvrir. Il va amener une voiture révolutionnaire, avec des pilotes qui courent dans de grands championnats. Vous allez découvrir cela ce jour-là.

C’est un Sénégalais ?

Oui. 

A quelques jours, la ferveur n’est plus la même qu’avant, avec toute la publicité qu’il y avait derrière, surtout à la télévision. Qu’est-ce qui explique cela ? 

Pour communiquer à la télévision, il faut de l’argent. Les maisons de télévision ont des contraintes qui font qu’elles ont des dépenses auxquelles il faut faire face. Ce sont des réalités incompressibles. Elles ont besoin d’argent et si nous n’avons pas d’argent, ça ne peut pas se faire… Par contre, il y a une télévision qui est venue à nous spontanément sans rien nous demander. La Lcs était à la conférence de presse et a promis d’être là. C’est cela le problème. Pour tout le reste, nous avons utilisé tous les moyens et voies de communication que nous utilisions par le passé. Les affiches, les pancartes, les flyers, les articles… Nous avons utilisé tous les canaux sauf la profusion d’émissions télévisées. La Rts va aussi nous recevoir dans une émission pour parler des 6h sans rien nous demander. Mais je ne pense pas qu’elle fasse le déplacement. Je ne sais pas. En tout cas, la Lcs a promis de faire le déplacement. 

La question que certains se posent souvent, c’est à quand le retour des 6h à Dakar ?

Ce n’est pas à exclure. Nous avons pensez qu’il fallait, de temps en temps, faire des 6h à Dakar. Mais ça nécessite certains travaux. La configuration de l’autoroute n’est plus comme elle était avant. Il faudra alors procéder à des travaux. Mais qui va procéder à ces travaux ? Nous avions ciblé la mairie de Dakar, mais je crois qu’elle a assez de problèmes actuellement pour ne pas pouvoir s’occuper de cela. Nous avions pensé rencontrer le maire de Dakar pour discuter avec lui de petits aménagements à faire pour revenir à Dakar une fois sur deux ou une fois sur trois. Nous avons quand même un circuit, nous avons l’autoroute à péage qui va arriver là-bas. Ça facilitera davantage. Ah justement, les gros sponsors qui peuvent aujourd’hui banquer, il leur faut une affluence au niveau du public. Le circuit est un peu loin, les gens mettent du temps pour y arriver. Mais avec l’autoroute à péage, on a des espoirs de voir se fluidifier le trafic. Les flux dans les deux sens, c’est ce qui amènera les gens à aller et venir en l’espace de 20, 25 minutes. Ça va faciliter, et on applaudit des deux  mains de voir que ça va aboutir.  Il n’empêche que nous poursuivons toujours cette idée, et il vous appartient à vous la presse de nous aider à la réaliser pour revenir à Dakar une fois sur trois tout les deux ou trois ans. 

Est-ce qu’il y a des projets pour, demain, faire les 6h sur l’autoroute à péage ?

Non, pas du tout. Une autoroute à péage est par définition une autoroute où l’on paye. Alors quand on bloque cela… Les gens prennent l’autoroute à péage pour aller vite. Par contre si on prend l’autoroute, ce sera un bon dégagement. Cela va participer à la réalisation de 6heures d’anthologie. Mais nous ne comptons pas bloquer les gens  de cette manière en allant planter notre tente sur l’autoroute.

Pourtant l’athlétisme va le faire avec un marathon en 2016

Oui. Mais 6h, c’est deux jours de blocage. Déjà quand on courait sur l’autoroute, qui était notre circuit, l’urbanisation nous a rattrapés. Au départ, l’autoroute c’était un circuit avec deux ponts : un long et un court. Le court s’arrêtait à Patte d’Oie et l long à Colobane. Aujourd’hui quand je repense à ce qui s’est passé pendant les dernières années quand on courait sur l’autoroute, on subissait des attaques de toutes parts. Tout le monde criait, les gens n’étaient pas contents. On le comprend même si… De la même manière qu’on comprenait cela, de la même manière on comprend que les gens puissent ne pas être contents si on prend l’autoroute à péage. Quelqu’un a investi sur le circuit là-bas (Sindia) et a mis des milliards pour nous faire plaisir. Il faut qu’on utilise ce circuit qui a été réalisé aux normes internationales, qui a été homologué par la Fia et qui a été auparavant construit sous l’égide de la Fia qui envoyait régulièrement des contrôleurs pour voir si nous respections les paramètres techniques.

Peut-on s’attendre à recevoir une course internationale sur ce circuit ?

Ce n’est pas exclu. Mais dans tous les pays où cela se passe,  l’Etat s’implique. Ici l’Etat ne s’implique pas. Nous sommes dans un pays sous développer, il ne faut pas se voiler la face. L’Etat a d’autres chats à fouetter. Si je puis me permettre. Les gens parlent  d’éducation, de  santé… de  problèmes qui n’en sont plus dans certains  pays. Les courses automobiles peuvent pourtant beaucoup rapporter. Sur le plan touristique, sur d’autres plans également. Aussi sur le plan de développement d’autres métiers. C’est dommage, nous aurions aimé en discuter   avec des responsables de l’Etat pour leur dire ce qui se fait. Pourquoi aujourd’hui les pays émergents s’intéressent à la course automobile, ayant des circuits beaucoup plus sophistiqués que les circuits traditionnels  anglais, français, américains… Pourquoi ? Mais ce sont des investissements réels. Ce sont des pays qui ont investi  des milliards de dollars, peut-être, pour avoir ces circuits-là. Pour nous,  l’Etat n’a pas investi. Si l’Etat s’impliquait, on aurait peut-être une autre manière de voir les choses.

Source : Le Quotidien

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Ligue 1

Date 26ème Journée
sam. 24 juin Génération Foot 3-0 Guédiawaye FC
sam. 24 juin Ndiambour 0-0 AS Douanes
sam. 24 juin Diambars FC 3-0 Linguere Saint Louis
sam. 24 juin Teungueth FC 0-0 Casa Sports
sam. 24 juin Mbour Petite Côte 2-0 US Gorée
sam. 24 juin US Ouakam 1-0 Jaraaf
sam. 24 juin Niarry Tally 2-1 Stade de Mbour
Rang Equipe Pts J. Diff.
1 Génération Foot 57 26 +30
2 Guédiawaye FC 44 26 +7
3 Diambars FC 40 26 +9
4 Jaraaf 39 26 +10
5 Casa Sports 38 26 -6
6 Niarry Tally 37 26 +7
7 Mbour Petite Côte 33 26 -8
8 US Ouakam 32 26 -2
9 Stade de Mbour 30 26 -2
10 AS Douanes 29 26 -5
11 Teungueth FC 28 26 -8
12 Ndiambour 27 26 -16
13 Linguere Saint Louis 26 26 -8
14 US Gorée 23 26 -8

Ligue 2

Date 26ème Journée
ven. 23 juin Ndar Gueth 17H00 AS Pikine
ven. 23 juin Africa Promo Foot 17H00 Olympique de Ngor
ven. 23 juin Jamono Fatick 17H00 Bargueth
ven. 23 juin Cayor Foot 17H00 Port
ven. 23 juin DUC 17H00 Sonacos
ven. 23 juin Renaissance de Dakar 17H00 Etics
ven. 23 juin Dakar Sacré Coeur 17H00 Yeggo
Rang Equipe Pts J. Diff.
1 Dakar Sacré Coeur 41 20 +13
2 Sonacos 40 21 +14
3 Africa Promo Foot 37 22 +5
4 AS Pikine 33 19 +5
5 Yeggo 29 20 +5
6 Olympique de Ngor 28 21 -1
7 Port 27 18 +2
8 Jamono Fatick 26 20 +4
9 DUC 25 21 -1
10 Ndar Gueth 23 21 -11
11 Renaissance de Dakar 21 22 -4
12 Etics 17 20 -11
13 Bargueth 15 20 -10
14 Cayor Foot 12 19 -10

National 1 Masculin

Date 14ème Journée
ven. 24 févr. JA 18H00 US Ouakam
dim. 26 févr. US Ouakam 16H00 US Mboro
Rang Equipe Pts J. % vict.
Poule A
1 DUC 16 8 100
2 Douanes 14 8 75
3 ASFA 11 6 83
4 USC Rail 9 6 50
5 US Ouakam 8 6 33
6 Mermoz 8 7 14
7 US Mboro 7 7 0
Poule B
1 SLBC 13 7 86
2 Louga BC 12 7 71
3 Saltigue 12 8 50
4 SIBAC 10 8 25
5 JA 9 7 29
6 UGB 8 6 33
7 AS Thies 7 5 40

National 1 Féminin

Date 06ème Journée
mer. 04 janv. ASC Bopp 48-74 DUC
ven. 06 janv. ASC Ville de Dakar 97-26 Don Bosco
sam. 07 janv. UGB 64-56 US Ouakam
dim. 08 janv. ASFO 46-55 SLBC
dim. 08 janv. Jaraaf 50-32 JA
lun. 04 déc. Derklé BLC 32-51 Mbour BC
Rang Equipe Pts J. % vict.
Poule A
1 DUC 16 8 100
2 Jaraaf 16 9 78
3 ASC Bopp 12 9 33
4 Mbour BC 11 8 38
5 JA 10 7 43
6 Derklé BLC 7 7 0
Poule B
1 ASC Ville de Dakar 16 8 100
2 SLBC 13 7 86
3 UGB 13 8 63
4 ASFO 11 8 38
5 Don Bosco 8 7 14
6 US Ouakam 8 8 0

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