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Thierno Seydou Ba, président fédération sénégalaise de boxe: « Nous sommes dans un flou à l'AIBA et à la Confédération africaine » Thierno Seydou Ba, président fédération sénégalaise de boxe: « Nous sommes dans un flou à l'AIBA et à la Confédération africaine »
01/11/17
Président de la Fédération sénégalaise de boxe (FSB) depuis août 2016, le Colonel à la retraite, Thierno Seydou Ba, a tiré le bilan de sa première année d'exercice dans un entretien avec EnQuête. Il est également revenu sur la situation trouble à l'Association internationale de boxe amateur (AIBA) et à la Confédération internationale de boxe. 


Après une année à la tête de la Fédération sénégalaise de boxe, quel bilan vous tirez de la saison écoulée ?

Il fallait déjà restructurer les clubs et renouveler les Ligues. On s’y est attelé. Et à l’heure où je parle, Thiès, Kaolack, Tamba et Diourbel ont renouvelé leurs bureaux. Saint-Louis devait le faire la semaine dernière mais l’inspecteur régional des sports avait voyagé. En ce moment, ils sont en train de voir comment régler le problème avant le week-end prochain. Il restera Fatick. Diourbel avait complètement disparu de même que Ziguinchor et Kolda. Mais ils vont revenir.

Pour les clubs, j’avais parlé d’augmenter leur nombre et de détecter de jeunes talents. Il y a Thierno Diallo de Yeumbeul qui est dans le kung-fu, le karaté qui a ouvert une salle de boxe appelée Mantis. A Pikine nord, il y a Gomez, un ancien boxeur qui a évolué en France. Il a ouvert un club. C’est dans sa maison qu’il l’a aménagée avec un bon matériel. Il entraîne même des lutteurs. J’ai réussi à faire revenir Moussa Ndiaye qui est le père de Mohamed Aly Ndiaye qui évolue en Italie. Il a aussi ouvert un club à Khombole. A Diourbel et Louga, ils sont très bien structurés. Saliou Konaté, un ancien immigré, a ouvert depuis cinq ans un grand complexe sportif. On y pratique du karaté et la boxe anglaise également. Mohamed Abdallah, un féru du sport, en a ouvert un il y a quelques mois à Tivaouane Peul. C’est même Yékini qui a été le parrain. C’est une bonne salle avec de belles cordes et des boxeurs bien équipés. On a fait beaucoup de choses sur le plan du renouvellement des Ligues et de la restructuration des clubs.

Qu’est-ce qui empêche les autres Ligues de procéder à leur renouvellement ?

On devait faire une tournée nationale. Mais faute d’argent, on ne peut pas faire le tour du Sénégal. La Fédération n’a pas les moyens pour le moment. Ziguinchor et Kolda, qui avaient complètement disparu, ont commencé à bouger. On m’avait mis en contact avec un certain Lansana Coly. Il s’est avéré que c’est un ancien boxeur et actuellement inspecteur régional des sports. Il s’attelle à la tâche. Et c’est sûr que, cette année, ils seront très actifs. A Kolda, on m’a mis en relation avec Gnakh Ngom, très dynamique, qui a envoyé un représentant venu de Vélingara lors d’un stage organisé récemment.

Dans votre programme de relance de la boxe, vous avez parlé de formation pour les entraîneurs et les arbitres. Où en êtes-vous avec ce projet ?

Sans de bons arbitres et de bons entraîneurs, la boxe ne peut pas se développer. On a fait l’effort de donner une formation à 12 arbitres et à 48 entraîneurs. On les a regroupés au stadium Iba Mar Diop pendant cinq jours, en mai dernier. C’est le Directeur technique national (DTN) qui a dispensé les cours. L’ancien président du CNP de boxe, Lamine Ndiaye, a assuré la formation des arbitres. 

Est-ce que les choses bougent en ce qui concerne les moyens matériels et financiers ?

Maintenant, j’ai peur de parler de moyens. Nos bailleurs, le Cnoss et le ministère des Sports, parfois j’ai l’impression qu’ils sont un peu frileux. C’est comme si lorsqu’on en parle, on leur jette la pierre. Ce n’est pas le cas. Je n’ai jamais rencontré le président du Cnoss (Diagna Ndiaye, ndlr) mais il nous aide vraiment. Le ministre Matar Ba a promis d’appuyer la boxe. Il n’était pas prévu d’envoyer, hors du Sénégal, les boxeurs, vu leur niveau. Mais comme ça commençait à bouger, le ministère a décidé de leur donner une chance pour leur permettre d’apprendre en se frottant à d’autres d’un niveau plus élevé. Je suis parti au Congo et j’ai pris beaucoup de notes.

Ils (les bailleurs, Ndlr) s’attendent à ce qu’on ait forcément des moyens additionnels par nous-mêmes. Mais les sponsors ne vont pas se précipiter au portail de la boxe. Avec eux, c’est donnant-donnant. Ils viendront si on réussit certains galas comme celui de l’Ucad (Université Cheikh Anta Diop) où il y avait beaucoup de monde. On a aussi décidé de se rapproche des lutteurs qui sont prêts à monter sur le ring. En drainant leur public, cela ne peut que booster la boxe.

‘’La Fédération n’a pas les moyens pour le moment (...) Les boxeurs se plaignent aussi que les entraîneurs ne donnent pas assez de leçons’’

Justement, le Sénégal est revenu des Championnats d’Afrique au Congo sans médaille. Qu’elles sont les leçons tirées de cette campagne afin de s’améliorer ?

Ce n’est pas pour se jeter des fleurs mais la boxe sénégalaise est bonne. J’ai constaté, lors des premiers rounds, que nos éléments se comportaient très bien. Au deuxième round, on les sentait fatigués, et complètement lessivés au 3e. Dans le haut niveau, il faut beaucoup d’entraînements. Les Algériens ont été à Cuba, de même que les Cap-Verdiens, pour se préparer. Nous nous sommes entraînés peut-être pendant une quinzaine de jours et d’une manière très légère. A un moment donné, on a laissé pour s’occuper des passeports de certains boxeurs qui n’en avaient pas. Dans l’ensemble, ils se sont bien comportés parce qu’il n’y a pas eu de K.-O, ni d’abandon ni de blessé. On s’est réunis, le DTN et moi, on a discuté avec beaucoup de franchise.

On va corriger les fautes pour que certaines choses ne se reproduisent plus. Mais il faudrait aussi qu’on nous mette dans de très bonnes conditions. Il nous faut des entraînements plus denses. Quand on va dans les salles pour voir les boxeurs, on se rend compte qu’ils n’y vont pas à fond. Après les entraînements, normalement, le boxeur doit être complètement fatigué. Mais on ne le sent pas chez nos combattants. Le vivier est là. Il faut juste que nos entraîneurs aussi travaillent. Les boxeurs se plaignent aussi que les entraîneurs ne donnent pas assez de leçons. Lorsqu’on a été au Congo, on entendait à 2h voire 3h du matin les Maghrébins et d’autres nationalités s’entraîner dans la cour pendant que nos boxeurs dormaient. Il faut que tout cela change. D’ailleurs, bientôt, on va regrouper tous les techniciens, les arbitres autour du DTN et de l’entraîneur national.

On a certaines ambitions et les Jeux olympiques sont à un niveau extrêmement élevé. L’Afrique vient loin derrière les pays de boxe comme les États-Unis. Mais on va essayer quand même de tirer notre épingle du jeu. Ne serait-ce que faire une participation honorable. Avant les JO, il y a un tournoi où les boxeurs vont se retrouver pour désigner ceux qui représenteront l’Afrique. Le ministère a initié un programme dénommé élite 2024 et la boxe en fait partie. On prépare 10 jeunes boxeurs. Ils sont assez talentueux et il suffit de beaucoup travailler pour en faire des champions. Et qui sait, obtenir une médaille aux prochains Jeux africains et pourquoi pas olympiques ?

Maintenant, on va aborder la situation à la Confédération africaine où il y a un nouveau président, Clément Sossa, qui a pris la place de Kelani Bayor Azaad. Quelle est votre opinion par rapport à ce changement ?

Je ne suis pas quelqu’un qui reste bras croisés. J’apporte toujours ma contribution. J’ai écrit à l’AIBA, au directeur exécutif. Il m’a répondu. Je leur ai dit ceci : dans un premier temps, on avait dit, lors d’une réunion à Moscou (Russie), les 24 et 25 juillet, le Comité exécutif de l’AIBA avait écarté le président Wu (Dr Ching-Kuo, ndlr) au profit d’un Comité de gestion intérimaire.

Celui-ci a porté plainte, les autres ont fait de même et le tribunal, je ne dis pas qu’il a donné raison à Wu, mais avait décidé que Wu reste président. Bon, on avait cru que c’était fini, les autres s’étaient adressés au CIO. Finalement, c’est la commission disciplinaire qui a décidé de suspendre Wu. Il y a eu tellement de péripéties, que le directeur exécutif Louis-Marie William a finalement démissionné pour mettre tout le monde à l’aise. Je croyais que c’était fini parce que ce monsieur était le bras droit de Wu. Mais ce dernier, le 22 de ce mois (octobre), de Taipei, nous (toutes les Fédérations nationales) a adressé un mail, pour nous dire qu’il allait attaquer la décision de la Commission de discipline devant le tribunal de Lausanne qui avait déjà donné son verdict. On était là à tourner la tête dans tous les sens comme dans un match de tennis, attendant anxieusement la fin du jeu, voire du set.

J’avais demandé à ce que les problèmes de l’AIBA soient définitivement réglés pour le bien de la boxe mondiale. J’ai répété la même chose au président (Azaad Kelani) Bayor lors de la dernière journée des compétitions des Championnats africains au Congo. Bayor a commis, selon les officiels, une grosse faute. C’était lors d’un combat entre un Nord-africain et un Congolais. Les juges avaient pris une décision en faveur du Nord-africain et il y a eu du grabuge. Les Congolais ont semé le désordre. Il y a eu des jets de grenades lacrymogènes. J’ai entendu dire que Bayor avait quitté sa place en haut pour venir sur le fil-play. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais ils ont changé la décision en faveur du Congolais. La Fédération algérienne a certainement rué dans les brancards, leur rapport a dû être très salé. La Commission de discipline de l’AIBA a suspendu Bayor pour 3 ans. Ce qui s’est passé ensuite, c’est que Sossa (Clément Sossa Simawango, ndlr) a adressé un mail à tout le monde pour dire que Wu l’a nommé.

Donc, il n’a pas été élu par un Comité exécutif. C’est ce que Bayor a contesté. Et Bayor et Sossa nous ont bombardés de mails, chacun voulant s’imposer. Bayor disant qu’il a été dégommé d’une manière illégale, et Sossa, lui, s’accrochant à la décision de Wu. Donc, on ne savait plus à quel saint se vouer. Comme la fable de La Fontaine : ‘’Le voleur et l’âne’’. Donc pour le troisième larron, il paraît que le Comité exécutif de l’AIBA a désigné un Marocain comme président de la Confédération africaine. Sossa, ne voulant pas entendre cela, a maintenu l’Assemblée générale (Ag) à Cotonou (Bénin).

On lui a dit de reporter l’Ag mais il dit qu’il a engagé des dépenses pour payer la restauration et l’hébergement et qu’il a même envoyé des billets d’avion aux Fédérations nationales. Moi, je n’en ai pas reçu et je le lui ai dit. Lamine Ndiaye (ancien président du CNP de boxe, Ndlr), lui, en revanche, a reçu le sien. Lui, il est président de la Zone 2 et vice-président de la Confédération africaine. Donc, nous sommes dans un flou en ce qui concerne l’AIBA et la Confédération. Parce qu’on dirait qu’il n’y a pas une instance arbitrale. Si Bayor dit qu’il refuse de passer les consignes, qu’est-ce qu’on y peut ? Si Wu dit qu’il le laisse président ?... Mais à la Fédération sénégalaise, nous prônons la prudence. On appelle de tous nos vœux la résolution aussi bien à l’AIBA qu’à la Confédération pour le bien de notre discipline.  

Source : Enqueteplus

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2 Guédiawaye FC 44 26 +7
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6 Niarry Tally 37 26 +7
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8 US Ouakam 32 26 -2
9 Stade de Mbour 30 26 -2
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11 Teungueth FC 28 26 -8
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