Athlétisme - Actualités

Où va l’athlétisme sénégalais ? Où va l’athlétisme sénégalais ?
22/11/12
Au rayon des sportifs qui ont porté haut l’étendard national ces dernières années, l’athlétisme figure en bonne place. Mais, depuis quelques temps, la première discipline olympique a du mal à maintenir ses titres de gloire. L’athlétisme sénégalais est-il un grand malade ? Question choquante ? Certes. Volontairement provocatrice, mais objectivement que chacun se pose. 


 

Sportif sénégalais du siècle ? El Hadj Amadou Dia, médaillé d’argent du 400 m haies aux Jeux olympiques de Séoul en 1988. Meilleur sportif de l’année décerné par le quotidien national Le Soleil ; Lion d’or de l’année 1986 : El Hadj Amadou Dia Bâ. 1989 : Moussa Fall. 1995 : Cheikh Tidiane Touré (longueur). 1999 : Tacko Diouf (400 m haies). 2001 : Ami Mbacké Thiam (400 m). 2003 et 2004  Kène Ndoye. 2010 : Ndiss Kaba  Badji (longueur).  

L’histoire récente de l’athlétisme sénégalais, c’est l’histoire d’un espoir déçu  d’une subite éclosion restée feu de paille. Juste avant les  Jeux olympiques de Londres, le championnat d’Afrique  disputé au Bénin avait fait naître de réels espoirs. La moisson était d’or, avec 3 titres, 1 en argent et 2 en bronze.  Il est loin les Mondiaux de Paris, en 2003, où Amy Mbacké Thiam défendait son titre de championne du monde du 400 m et Kène Ndoye (future médaillée de bronze en salle à Birmingham, en 2004) rivalisait en finale avec les meilleures triples-sauteuses comme la Russe Tatyana Lebedeva, la Camerounaise Françoise Mango Etone et l’Italienne Magdelin Martinez. Le médaillé d’argent du 400 m haies des Jeux olympiques de Séoul en 1988, El Hadj Amadou Dia Bâ qui n’est pas du genre à ruer dans les brancards, constate : « On n’a beaucoup  perdu au nombre de licenciés. L’athlétisme était la discipline phare ». En écho,  l’ancien directeur technique national (Dtn) et actuel directeur administratif de la fédération sénégalaise d’athlétisme(Fsa), Jean Gomis, est d’avis que « la situation actuelle de l’athlétisme mérite qu’on s’y penche. Il faut se poser des questions. Il  y a  la baisse du nombre de licenciés ; il y a moins de monde pour regarder nos compétitions. Les entraîneurs sont occupés à autre chose. Il est vrai que nous avions des avantages que nous donnait l’Etat et qui permettait d’entretenir les  écoles fédérales, les groupes de performance et des indemnités de motivation pour les entraîneurs et le directeur technique national. »

 Ibrahima Cissé qui a assuré, de 2009 à 2012, par intérim, la présidence de la Fédération sénégalaise d’athlétisme ne nie pas les difficultés mais ne manque pas d’arguments pour défendre son bilan. « Nous sommes en train de reconstruire. Si les gens n’arrivent pas à apprécier la place de 4e en Afrique  avec des titres de champion d’Afrique et la qualification de 6 athlètes aux Jeux olympiques, on crache dessus ? «  Certainement pas. Mais l’observation «  peut mieux faire »  ne déparerait pas la copie présentée ces dernières années par l’athlétisme sénégalais.  

Panne en ressources humaines

Tout indique que cette courbe de bons résultats ne s’effondre pas par hasard.  Et que ces difficultés s’expliquent, selon  Jean Gomis. « Il y a deux sortes de difficultés. Les premières difficultés sont internes. Il faut que nous retournions aux valeurs de l’athlétisme. Quand les gens perdent l’amour d’une discipline, ils ne peuvent plus rien apporter. Il y a aussi un problème de disponibilité des dirigeants. Il faut aussi mettre les compétences là où elles sont utiles. Que les gens comprennent qu’ils sont tous importants pour l’athlétisme, quelque soit leur niveau de responsabilité. Nous devons également revenir à une méthode plus rigoureuse dans la gestion de l’athlétisme. Nous avons fait des percées mais nous avons l’impression que cela n’a servi à rien. Nous avons de l’expertise mais il faut organiser tout cela en ayant pour objectif le développement de l’athlétisme ». Ibrahima Cissé n’est pas loin de partager cette analyse. « On souffre d’un déficit criant de ressources humaines.»  La  crise du sport scolaire et universitaire n’est pas sans conséquence sur le niveau d’encadrement du sport. « Le sport scolaire et universitaire est carrément tombé en désuétude », se désole Ibrahima Cissé. « Il était le vivier naturel de la pratique sportive au Sénégal. Aujourd’hui, les enseignants d’éducation physique et sportive dépendent du ministère de l’Education nationale et non du ministère des Sports, l’animation qu’ils devaient faire en dehors de leur quantum horaire, ils ne le font plus. Ils vont enseigner dans les établissements scolaires privés. Cela tue la pratique sportive au niveau de l’école et de l’université ».  Nous sommes loin de l’école jamaïquaine du sprint qui prend racine dans les lycées (voir encadré).    

Fonds de relance en veilleuse

Outre le déficit en personnel de qualité, l’athlétisme souffre aussi et surtout du manque de moyens financiers. « Nous avons besoin du soutien de l’Etat, confie Jean Gomis. C’est dans les écoles fédérales que sont sortis les Ami Mbacké Thiam, Fatou Binetou Fall et autres Ndiss Kaba Badji. »  Quatre ans sans subvention de la puissance publique ont déteint sur les résultats car, comme le dit le directeur technique national (Dtn), Lassana Badji : « Nous  avons identifié  les meilleurs cadets et juniors. Mais le plus important ce n’est pas la détection, mais le suivi. Le plus difficile, c’est de les prendre en charge, les mettre dans les conditions optimales. Pour éclore, il faut tout un environnement. »  Et depuis 4 ans,  « nous n’avons pas reçu la subvention de l’Etat qui nous confie le développement de l’athlétisme sans nous donner les moyens », révèle Ibrahima Cissé. « Le fonds de relance de 118 millions par an permettait à l’athlétisme d’avoir les moyens mais il a été supprimé. Nous cherchons des moyens pour réaliser le programme de la fédération. Mais, il faut que les autorités comprennent  que la Fédération sénégalaise d’athlétisme, même si elle cherche des partenaires, ne peut pas avoir les moyens de développer l’athlétisme. Cela déteint forcément sur les performances ». « En sport, vous devez faire un cycle de production pour espérer un retour sur investissement dans la durée. » Ibrahima Cissé a le sens de la formule.  Pour ce qui est du haut niveau, l’ambition du Dtn, Lassana Badji est « de monter un groupe de performance  au niveau local pour ceux qui n’ont pas de bourse de la Ciad. Cela  permettra de les prendre en charge au niveau de l’entrainement et du suivi, de la restauration et du médical ». 

Pour ce qui est de l’élite. Jean Gomis ne dédouane pas la structure dirigeante de l’athlétisme : « Dans la gestion du sportif de haut niveau, on n’a pas compris qu’il faut planifier. C’est à la fédération de concevoir un programme sur 4 ans  qu’elle va présenter à l’Etat et au Cnoss. »  

Dans ces conditions, il est même légitime de se demander : Sans le Centre international d’athlétisme de Dakar (Ciad) qui met dans de bonnes conditions de  travail les athlètes de haut niveau (entre autres Amy Mbacké Thiam, Ndiss Kaba Badji, Mamadou Kassé Hann, Ndèye Fatou Soumah) que serait devenue l’élite de l’athlétisme sénégalais ?   

Source : Le Soleil

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2 Guédiawaye FC 44 26 +7
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4 Jaraaf 39 26 +10
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6 Niarry Tally 37 26 +7
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9 Stade de Mbour 30 26 -2
10 AS Douanes 29 26 -5
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4 AS Pikine 33 19 +5
5 Yeggo 29 20 +5
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8 Jamono Fatick 26 20 +4
9 DUC 25 21 -1
10 Ndar Gueth 23 21 -11
11 Renaissance de Dakar 21 22 -4
12 Etics 17 20 -11
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14 Cayor Foot 12 19 -10

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